Publié le
3.11.2021
Temps de lecture :
12 minutes

Les 3 astuces pour renforcer sa culture d’entreprise

À l’heure du travail hybride, il est urgent de booster votre culture organisationnelle pour garder vos collaborateurs !

Le monde du travail connaît une transformation accélérée avec l’essor du télétravail, mais aussi l’arrivée des Millenials dans les entreprises. L’employeur doit fournir une Digital Workplace performante à ses collaborateurs en interne et en télétravail. Il doit aussi veiller à cultiver ses valeurs d’entreprise sous peine de les voir partir. 

Voici les 3 étapes pour renforcer sa culture d’entreprise.

1. Mesurer pour mieux piloter la performance RH

« On ne gère bien que ce que l'on mesure ». Inspirée du prix Nobel de physique Lord Kelvin cette phrase doit être votre mantra. Avant de songer à améliorer la satisfaction de vos collaborateurs, vous devez savoir d’où vous partez.

Mettre en place des métriques RH est la première bonne pratique à appliquer. Il existe de nombreuses façons d’évaluer la façon dont les collaborateurs perçoivent leur entreprise. 

Les DRH maîtrisent bien les indicateurs RH « classiques » comme le taux d’ancienneté, le taux d’absentéisme et surtout le turn-over (taux de rotation). Ces métriques varient en fonction du secteur d’activité et les postes concernés. Suivre leur évolution dans la durée permet de saisir la dynamique que connaît l’entreprise auprès de son personnel.

D’autres indicateurs reflètent plus directement la qualité de la marque employeur. C’est notamment le cas d’indicateurs liés aux offres d’emploi. Une entreprise ayant une image très forte auprès du grand public n’aura aucun mal à obtenir des réponses à ses annonces. Une entreprise souffrant d’une image déplorable devra se montrer beaucoup moins sélective vis-à-vis des candidats.

Une métrique de plus en plus utilisée est le eNPS (pour employee Net Promoter Score). Il a été créé sur le modèle du NPS qui est l’indicateur clé pour évaluer la qualité de l’expérience client. Il donne une indication qualitative sur la perception de l’entreprise par ses collaborateurs. 

Le eNPS donne une indication qualitative sur la perception de l’entreprise par ses collaborateurs. 

Son calcul s’appuie sur un questionnaire diffusé auprès des collaborateurs. Ceux-ci doivent répondre sur une échelle de 0 à 10 à une question simple : « Recommanderiez-vous à une de vos connaissances de venir travailler dans notre entreprise ? ». Le score correspond au pourcentage d’ambassadeurs (note de 9 à 10) moins celui des détracteurs (note entre 0 à 6). Plus la note est élevée, meilleure est l’image de l’entreprise auprès de ses collaborateurs.

2. Améliorer sa marque employeur

Cette perception de la culture d’entreprise prend beaucoup plus d’importance avec l’arrivée des nouvelles générations. Les chiffres de l’agence Link Humans montrent que 88% des jeunes collaborateurs jugent important de partager les mêmes valeurs que leur entreprise. 

Il est capital pour une entreprise de partager ses valeurs auprès de ses collaborateurs. Soigner sa marque employeur est un moyen d’abaisser le coût du recrutement de l’ordre de 43%. Cela permet aussi de proposer des salaires d’embauche plus bas. 67% des Millenials sont prêt à accepter un salaire plus bas si la culture de l’entreprise leur correspond. Une image forte permet aux recruteurs de se montrer plus exigeants. 

67% des Millenials sont prêt à accepter un salaire plus bas si la culture de l’entreprise leur correspond.

En interne, la fidélisation des collaborateurs est un enjeu fort pour les directions. 84% des jeunes collaborateurs sont prêts à quitter leur poste pour aller vers une entreprise qui bénéficie d’une meilleure réputation. 

Cette recherche de sens est apparue au grand jour lors de la crise sanitaire, avec une baisse de l’emploi salarié de 296 000 personnes en 2020 selon l’INSEE. Un phénomène baptisé « La grande démission ». Beaucoup de collaborateurs ont quitté leur poste l’estimant dénué de sens vis-à-vis de leurs valeurs. Des départs que les employeurs ont  beaucoup de difficultés à remplacer, faute de candidats. Ce manque de sens a été identifié dès 2018 par l’anthropologue David Graeber à qui l’on doit le terme de « bullshit jobs ». 

Ce phénomène de perte de sens ne touche plus seulement les postes les plus mal classés. Il n’est pas rare de voir des cadres à haut potentiel se lasser rapidement de leur poste et quitter leur entreprise pour trouver de nouveaux défis ou devenir indépendants. Il existe de multiples moyens d’améliorer sa marque employeur. Il faut travailler sur la communication interne et externe et mettre en place un véritable Marketing RH des actions menées. L’objectif est de générer de l’engagement auprès des salariés. 

L’amélioration des conditions de travail est un sujet important. Les collaborateurs cherchent à rééquilibrer vie professionnelle et vie personnelle. Le télétravail participe à cette dynamique mais n’est pas le seul moyen d’améliorer cet équilibre. Les entreprises les plus novatrices proposent des services de conciergerie à leurs collaborateurs, de garde d’enfant, etc. 

Ce travail sur la marque employeur est un travail sur le long terme dans lequel l’intranet a un rôle à jouer.

3. Utiliser l’intranet comme relai de la culture interne

Améliorer la perception interne de la culture d’entreprise ne se limite pas à relooker les Open Space pour les faire ressembler aux campus Facebook ou Google ! De nombreux facteurs participent à l’amélioration de cette image. 

La résilience fut un facteur clé lors de la crise sanitaire.  Les entreprises qui ont fait preuve de la plus forte résilience organisationnelle ont pu maintenir un niveau d’activité supérieur. En équipant leurs collaborateurs d’ordinateurs portables et en les connectant aux outils collaboratifs, ces entreprises ont pu poursuivre leur activité. Elles ont pu rassurer leurs collaborateurs et améliorer durablement leur image employeur. 

L’essor du travail hybride impose de revoir le rôle de l’espace de travail numérique, ce que l’on appelle la « Digital Workplace ». Ce nouveau mode de travail est amené à s’installer dans la durée. Une étude publiée par Gartner en 2021 montre que ce sont 51% des employés qui seront appelés à travailler en mode hybride à l’avenir.

51% des employés qui seront appelés à travailler en mode hybride à l’avenir.

La « Digital Workplace » assure une continuité entre les phases de télétravail et le travail sur site. Les outils de communication et de collaboration en sont les rouages essentiels. Le rôle de l’intranet est d’aider les collaborateurs à bien exploiter les grandes plateformes collaboratives Cloud. Ces plateformes sont très riches fonctionnellement mais aussi complexes d’accès. La Digital Workplace doit en faciliter l’accès. Elle doit aussi leur adjoindre des fonctions simples et d’usage quotidien pour les collaborateurs. Par exemple les wikis, les boîtes à idées, les sondages, des outils de recherche d’experts.

Tous ces outils vont permettre de stimuler l’engagement des collaborateurs. Cette métrique conditionne très directement leur fidélité. En effet, le manque d’engagement d’un collaborateur est très directement corrélé à la recherche d’un autre employeur. On sait que 25% des nouveaux embauchés pensent à quitter leur poste dès la première année. Il est donc important de les impliquer le plus rapidement possible dans leur poste, y compris lorsque ceux-ci sont en télétravail.

On sait que 25% des nouveaux embauchés pensent à quitter leur poste dès la première année.

La vocation d’un intranet de nouvelle génération est de stimuler l’engagement des collaborateurs. C’est aussi le moyen de recréer le lien entre les collaborateurs en télétravail avec les « frontline workers ». Ce sont tous ces employés pour lesquels le télétravail n’est pas envisageable. Une étude menée par Microsoft lors du premier semestre 2020 aux Etats-Unis a bien mis en évidence une baisse des interactions humaines dans les entreprises. Le partage d’information à baissé lors de la crise sanitaire. En dépit des outils de videoconferencing, des webinars et outils de Tchat, les interactions des collaborateurs se sont limitées à leurs collègues les plus proches. Il n’y a plus ces échanges informels entre services à la machine à café ou en aparté des réunions physiques. Il est difficile de recréer ces échanges informels sur une plateforme collaborative pensée pour la productivité des équipes. 

L’intranet doit recréer tous ces échanges. Mais il doit aussi compléter les plateformes collaboratives en rapprochant ces utilisateurs distants. Enfin, il sert de relai privilégié de la communication d’entreprise. Une direction de la communication interne doit tirer profit de l'intranet pour communiquer de façon plus fluide et plus précise. L’outil lui permet de cibler précisément les différentes populations. La communication interne peut ainsi personnaliser ses messages afin de susciter l’engagement auprès de chaque cible.

Un projet de Digital Workplace réussi doit favorise la culture d'entreprise en engageant les employés (donc aussi grâce à la collaboration) et leur donnent ainsi plus envie d'y adhérer


Le travail hybride et la culture d’entreprise

En ces temps de travail hybride, la Digital Workplace joue un rôle beaucoup plus important que par le passé. Elle constitue la première image donnée par l’entreprise à ses collaborateurs. L’intranet se doit d’être efficace, mais aussi d’offrir un design (UX) moderne, et simplifier l’accès à toutes les fonctionnalités délivrées par les plateformes collaboratives. 

Ainsi, la Digital Workplace permet de renforcer l’expérience numérique des collaborateurs. En favorisant l'engagement, vous renforcez l'adhésion à la culture d'entreprise.

Enfin, les 3 éléments indispensables pour renforcer votre culture d'entreprise sont :

  • Une bonne performance RH mesurable ;
  • Avoir une marque employeur en béton (en interne comme en externe) ;
  • Disposer d'une Digital Workplace pour diffuser la culture d'entreprise en interne. 

     

Vous souhaitez réaliser la dernière étape ? Retrouvez les 5 étapes pour déployer une Digital Workplace. 

Vous aimerez aussi